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Venez découvrir les danses urbaines à Meknès

17 août 2020 - 10h48 - Musique

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Du 20 au 26 septembre, la capitale ismaïlienne sera érigée en haut lieu de la danse urbaine et de la création chorégraphique. Plusieurs danseurs de différentes régions du Royaume se donneront rendez-vous pour s’affronter et rivaliser de talent et de virtuosité. Le tout dans la joie et la bonne humeur.

De son nom officiel, « Freestyle Maroc Urban », ce festival a été créé en 2005 par le chorégraphe professionnel Amine Wakrim.
Il permet aux jeunes danseurs marocains de s’exprimer et de donner libre cours à leur imagination dans un champ artistique dédié, par excellence, aux jeunes. Car au Maroc, tout comme à l’étranger où cet art est apparu et s’est développé, il est aujourd’hui érigé en mode d’expression qui donne la part belle au langage du corps pour dire les préoccupations et les soucis de toute une génération. C’est dire que ce mouvement culturel et social, apparu au début des années 70 dans les banlieues américaines, est désormais l’une des plus importantes formes d’expression de la jeunesse dans le monde entier.

Au Maroc la volonté d’institutionnaliser cet art et de le sortir de la marginalisation a poussé Amine wakrim a créer, en 2008, une association qu’il a baptisée « Espoir Jeunesse Maroc Freestyle Urban Dance », basée à la maison des jeunes Abd Elkarim Elkhattabi à Meknes. En proposant un encadrement adéquat aux artistes en herbe, cette association permet aux jeunes talents d’éclore et de développer leur savoir faire dans les différents genres qui constituent la culture hip-hop (rap, DJaying, graffiti, danse).

« Malgré le nombre croissant de pratiquants et l’intérêt réel que portent les jeunes au hip hop, nous constatons que les pratiques artistiques et culturelles liées à cette culture, née dans la rue, restent trop souvent informelles. Nous voulons remédier à ce manque de structuration qui constitue un frein à l’identification des acteurs qui y participent et à la valorisation de leurs initiatives », souligne le président de l’association.

La structuration de ces danses urbaines passe donc par la professionnalisation de ce genre associé depuis de longues années à la drogue et à la violence. Le hip hop était quant à lui l’arme par laquelle les jeunes exprimaient leur colère contre les régimes établis et dénonçaient l’injustice sociale. Loin d’avoir la bénédiction des autorités et la cote des médias, cette culture fut bannie et exclue des circuits officiels. Mais grâce à l’évolution de cet art, elle a su s’imposer et avoir enfin la reconnaissance qu’elle mérite. Preuve en est la profusion de festivals et d’événements qui lui sont dédiés.

Alors qu’il en est à sa 7ème édition, le festival international de danse Hip Hop et Breakdance est l’événement le plus en vue du genre au Maroc. Entre 300 et 400 danseurs de tout le Maroc participent aux éliminatoires dans 6 ou 7 catégories, afin de passer aux finales et décrocher le premier prix. Ce qui permettrait aux heureux élus de représenter le Maroc dans l’une des compétitions internationales à l’étranger. Quelle aubaine !

L’association de tous les espoirs

L’association Espoir jeunesse Maroc à pour objectif de détecter, rassembler, encadrer et former des jeunes danseurs marocains. Elle ?uvre aussi pour le développement social (et économique) des acteurs du mouvement hip hop et notamment ces jeunes filles ou garçons (12-25 ans) souvent originaires des milieux défavorisés. Ceci en contribuant à la concrétisation et à la promotion des projets artistiques et culturels ayant trait aux cultures urbaines et aussi en essayant de créer pour ces jeunes (après formation) des emplois liés à leurs talents : (animateur, encadreur, moniteur ?.). Pour ce faire, l’association, à travers ses différentes activités, tente d’associer l’ensemble du mouvement artistique hip-hop et les partenaires institutionnels, associatifs ou économiques mobilisables autour d’actions participant à la formation et à la reconnaissance des acteurs hip hop en dehors de leurs lieux ou milieux d’émergence habituels. Elle essaie également d’être présente aux différents niveaux de la production artistique en liant initiation artistique, création et diffusion dans une logique de formation, de structuration et d’accompagnement de projets, à titre pédagogique (et économique). Sont inclus aussi dans le programme d’action de l’association, des échanges culturels avec des associations partenaires.

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