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Une militante des droits de l’homme risque la peine de mort

25 août 2018 - 09h02 - Société

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Pour avoir défendu les droits de l’homme en Arabie Saoudite, une jeune femme risque la peine de mort.

Une jeune femme, Israa al-Ghomgham, pourrait en effet être exécutée pour avoir été l’instigatrice d’une manifestation de la minorité musulmane chiite dans une région stratégique de l’est du pays car riche en hydrocarbures.

Le parquet a requis la peine de mort contre elle, une décision dénoncée par Samah Hadid, la directrice de campagne pour le Moyen-Orient chez Amesnty International.

"Israa al-Ghomgham et quatre autres personnes font aujourd’hui face à la pire peine possible et ce, pour leur engagement dans des manifestations anti-gouvernementales", déclarait Samah Hadid.

Cette militante avait été arrêtée en 2015 chez elle, avec son mari.

Samar Badawi, soeur du blogueur Raif Badawi, a aussi été arrêtée en compagnie d’une autre militante des droits de l’homme Nassima al Sada, confirmait "Amnesty International" qui ne précise cependant pas les raisons invoquées par les autorités saoudiennes pour motiver cette détention.

Raif Badawi est un écrivain et blogueur saoudien, qui a fondé en 2008 le site "Free Saudi Liberals" sur lequel il militait pour une libéralisation "morale de l’Arabie saoudite".

En raison de ses activités, il avait été arrêté en 2012 suite à une accusation d’apostasie et d’insulte à l’islam.

C’est quelques mois plus tard qu’il avait été fixé sur son sort. Raif Badawi, 34 ans, avait été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 années de prison.

Arabika24.com