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Le Festival Mawazine répond à Assala Nasri, qui l’accuse de corruption

11 juillet 2018 - 12h29 - Musique

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Un porte-parole du Festival Mawazine a répondu aux accusations de corruption, portées par Assala Nasri Assala Nasri à l’encontre de la direction de cet événement, qui se déroulait à Rabat jusqu’à fin juin.

Début juillet, la chanteuse syrienne avait publié plusieurs messages où elle évoquait sa baisse de moral, qui est non seulement liée aux petites contrariétés de son métier, mais aussi à la corruption.

Après avoir regretté le boycott dont elle ferait l’objet de la part grands compositeurs syriens qui craignent "trop" pour leur vie pour envisager une collaboration avec elle, suite à sa "guerre médiatique" avec Bachar el Assad, la chanteuse avait en effet publié un long message sur son fil "Instagram", où elle dénonçait le comportement de la direction de Mawazine.

Elle expliquait que s’elle est absente de la programmation de ce festival, organisé chaque année aux mois de mai et juin, à Rabat et Salé depuis 2001, c’est tout simplement parce qu’elle avait refusé de se plier aux exigences de quelques membres de la direction.

Elle aurait en effet refusé de payer des "dessous de table", à une "personne influente au sein de la direction de cet événement culturel", dont la dernière édition avait été contrariée par un appel au boycott.

Et après avoir gardé le silence durant plusieurs jours, la direction du festival lui répond. "Aucun comportement inadéquat" n’est à déplorer.

Assala Nasri Assala Nasri n’a pas été programmée "au Festival Mawazine, Rythmes du Monde, depuis 2015, y compris pour son édition de 2018", indique le porte-parole du festival, rappelant que la chanteuse syrienne s’était produite trois fois à Rabat.

Et "les choses se sont toujours déroulées de manière professionnelle".

Le Code pénal marocain, on le rappelle, sanctionne sévèrement la corruption. Ainsi, il a consacré dix articles (Articles 248 à 256-bis) à ce "crime", il les a groupés dans une quatrième section nommée « corruption et trafic d’influence ».

L’article 251 évoque le corrupteur.

« Quiconque, pour obtenir soit l’accomplissement ou l’abstention d’un acte, soit une des faveurs ou avantages prévus aux articles 248 à 250, a usé de voies de fait ou menaces, de promesses, offres, dons ou présents, ou autres avantages, ou cédé à des sollicitations tendant à la corruption, même s’il n’en a pas pris l’initiative, est, que la contrainte ou la corruption ait ou non produit son effet, puni des mêmes peines que celles prévues auxdits articles contre la personne corrompue. ».

Arabika24.com