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Diana Haddad apporte son soutien à l’insurrection en Irak

18 juillet 2018 - 18h28 - Musique

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Forte de sa popularité, la chanteuse d’origine libanaise Diana Haddad a apporté son soutien aux Irakiens actuellement en pleine insurrection à Bassora, la deuxième ville du pays après Bagdad, la capitale, avec une population estimée à environ 2 300 000 habitants.

Ils sont en effet au sixième jour de manifestations contre le Premier ministre sur place, s’illustrant en brûlant notamment des pneus.

Ils manifestent contre le le chômage et la vétusté des services publics, principalement l’électricité, alors qu’ils habitent une région très riche grâce aux revenus du pétrole.

Et les tensions ont par ailleurs été exacerbées par la mort d’un manifestant dimanche.

Et leur situation a ému Diana Haddad, qui a écrit un long message sur Instagram, où elle exhorte le monde à ne surtout pas les "oublier".

"Il est un peuple", irakien, en l’occurrence, "qui se bat pour sa dignité", a-t-elle rappelé.

Les propos d’un dignitaires local a par ailleurs été relayés.

"Il n’est ni juste ni acceptable que cette province riche soit l’une des plus misérables d’Irak. Nombre de ses habitants souffrent du manque de services publics", a-t-il déclaré.

Un peu plus tôt, alors invitée de « Majmouaat Insane » (مجموعة إنسان), le rendez-vous d’ Ali Al-Olayan sur « MBC », Diana Haddad s’est exprimée sur un tout autre registre, celui des raisons qui l’ont déterminées à se convertir à l’Islam.

La chanteuse est née d’un père chrétien maronite, Joseph, originaire de Maghdouché, district de Sidon, et d’une mère musulmane, Mouna, née à Bsalim, un petit village libanais.

C’est là que Diana Haddad a aussi vu le jour, un an après l’éclatement de la guerre civile au Liban, une terrible guerre qui a duré une quinzaine d’années.

Ses parents avaient fui ces troubles et avaient posé leurs valises au Koweït, où elle a passé une enfance « plutôt normale ».
Diana Haddad explique "s’être convertie après la mort de sa mère", en plein milieu du Ramadan.

Mais durant toute son enfance, sa maman lui avait "appris le Coran" et à "faire sa prière" comme elle avait appris à faire "la prière chrétienne".
Mais le fait d’avoir vécu au Koweit et ensuite en Emirats Arabes Unis, et qu’elle se soit "mariée avec un musulman", le père de ses enfants, a motivé sa démarche.

Arabika24.com