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Le Festival Mawazine ne cassera pas sa tirelire pour Aymane Serhani

13 juin 2018 - 12h30 - Musique

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Après de longs mois de négociation, la direction des programmes de Mawazine n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente avec le chanteur Aymane Serhani Aymane Serhani qui réclame 40 000 euros pour se produire dans le cadre de ce festival international qui se déroulera à Rabat, la capitale Marocaine, dans quelques jours.

La direction a en effet fini par jeter l’éponge alors qu’elle aurait tout fait pour l’enrôler pour cet événement qui bat des records de fréquentations.

Mais il n’a pas été question de verser les 40 000 euros demandés par l’entourage du chanteur, qui jouirait d’une notoriété limitée, comparée à celle de Kadhem Saher Kadhem Saher , Nancy Ajram Nancy Ajram , ou encore Ahlam Ahlam , lesquels ont pourtant confirmé leur participation à cet événement.

Cette 17 ème édition de Mawazine est par ailleurs contrariée par un appel au boycott lancé sur les réseaux sociaux.

Les organisateurs sont supposés "gaspiller de l’argent public" en offrant des ponts en or en célébrités conviées.

Pourtant, ce festival culturel est financé par des fonds privés et non pas des deniers publics contrairement à ce qui est martelé sur les réseaux sociaux.

Les organisateurs de Mawazine rappellent que l’un des objectifs du festival est de faire rayonner Maroc, et de « mettre en avant les artistes marocains ».

Mawazine est une plateforme importante pour des centaines d’artistes "qui ont peu d’occasion d’exprimer leur talent et qui grâce à un festival aussi prestigieux, rayonnent dans le monde entier".

L’impact de Mawazine ne se limite pas à l’industrie du spectacle.

« Commerces, artisans, transports, restauration, hôtellerie, etc. Au total, 3 000 emplois directs et indirects bénéficient du festival. Chaque année, Mawazine a généré 22 % de croissance du chiffre d’affaires touristique de Rabat », est-il par ailleurs indiqué.

Trois secteurs bénéficient de l’effet Mawazine via une croissance significative de leurs chiffres d’affaires. Le commerce de détail, la restauration et le secteur du transport voient leurs chiffres d’affaires croître en moyenne de 30% pendant le festival. Pour ces commerces de proximité, le festival est une source importante d’activité.

Arabika24.com