Recherche

Un Saoudien arrêté pour avoir incendié la voiture d’une femme

10 juillet 2018 - 10h30 - Société

© Copyright : DR

La possibilité offerte aux femmes de conduire en Arabie Saoudite par une loi entrée en vigueur le 24 juin dernier, suite à une décision du prince héritier Mohammed Ben Salman Mohammed ben Salman , n’est pas du goût de tout le monde, et plus particulièrement de la frange la plus conservatrice de la société saoudienne.

Si certains se contentent de déverser leurs fiels sur les réseaux sociaux, d’autres plus radicaux vont plus loin dans leur démarche, et même jusqu’à incendié la voiture des femmes.

Au début de la semaine, les autorités ont en effet fait savoir être à la recherche d’individus soupçonnés d’avoir incendié la voiture d’une conductrice, quelques jours après la mise en oeuvre de cette mesure saluée un peu partout dans le monde.

La femme en question est une dénommée Salma al-Chérif, une caissière de 31 ans qui vit dans un petit village situé non loin de la ville sainte de La Mecque.

Et après deux jours de recherche, les agents de la police ont mis la main sur le délinquant. En réalité, il s’agit d’une voisin, qui connaissait très bien sa victime.

Il devra répondre de ses actes avant la fin de la semaine. Un conflit de voisinage serait à l’origine de cette affaire.

Par ailleurs, les autorités ont saisi cette opportunité pour rappeler que les personnes qui filment ou tentent de "ridiculiser" les Saoudiennes au volant, deux jours après du décret royal les autorisant enfin à conduire seront "punis".

C’est la mise en garde du parlementaire, Mohamed Al-Heegan, à l’origine de la loi contre la cybercriminalité entrée en vigueur au début de l’année.

Cette loi vise, selon les autorités, à "protéger la moralité des individus et de la société mais aussi la vie privée".
Elle a été adoptée pour répondre à "une hausse continue de délits cybernétiques tels que le chantage, la fraude et la diffamation", poursuit le ministère.

Et elle permet aussi de protéger les femmes conductrices de moqueries sur les réseaux sociaux.

En cas de tentative de "ridiculiser" une femme au volant, le contrevenant expose à une peine decinq ans de prison et à 800 000 $ d’amende.

Depuis 24 juin dernier, les Saoudiennes ont le droit de conduire un véhicule, et elles étaient déjà des centaines à s’emparer du volant, ravies de pouvoir enfin conduire après des décennies d’interdiction.

Arabika24.com